Époque · Le siècle du canal et du train
Jardin de l’Arquebuse
XVIe siècle, jardin botanique en 1833
L’essentiel
L’ancien champ de tir des arquebusiers, devenu en 1833 le jardin botanique de la ville, puis le Jardin des sciences, aujourd’hui de nouveau Jardin de l’Arquebuse.
L’anecdote
Les arcades du petit cloître de la Chartreuse de Champmol, démontées en 1772, y ont été remontées.
L’histoire en détail
Au XVIe siècle, ce terrain se trouve aux portes de la ville. Les arquebusiers de Dijon, une compagnie de tireurs armés de l’arquebuse, une arme à feu de l’époque, s’y entraînent au tir. Le bâtiment qui abrite aujourd’hui le muséum, le pavillon de l’Arquebuse, est décrit par les Monuments historiques comme un édifice militaire, avec une campagne de construction en 1615. En 1772, les arcades démontées du petit cloître de la Chartreuse de Champmol servent à aménager des logettes, de petits abris, pour les arquebusiers : elles sont toujours visibles.
Le jardin botanique, lui, est arrivé plus tard. Dès 1771, Bénigne Legouz de Gerland, mécène et académicien, en crée un premier près de l’actuel boulevard Voltaire, alors appelé allées de la Retraite. Après la Révolution, la municipalité devient propriétaire de l’Arquebuse et le terrain est agrandi. En 1833, elle y transfère le jardin botanique, complété par un arboretum, une collection d’arbres. En 1836, c’est un horloger dijonnais, Léonard Nodot, qui fonde le muséum d’histoire naturelle.
Le 28 décembre 1964, le site est classé monument historique : façades et toitures du bâtiment, logettes et ensemble des jardins, ancien champ de tir compris. En 2001, jardin botanique et muséum fusionnent pour former le Jardin des sciences, rebaptisé depuis Jardin de l’Arquebuse. Le planétarium Hubert-Curien, du nom d’un cristallographe, ouvre le 9 septembre 2005 : sous son dôme de 10 mètres de diamètre, les images sont projetées à 360 degrés.
Environ 810 000 visiteurs viennent chaque année. Le jardin botanique garde un dessin à la française, avec des plates-bandes bordées de petits buis. Dans les allées se cachent les Trois Grâces du temple de l’Amour, Hercule terrassant le lion de Némée, une copie du Moïse de Michel-Ange et les bustes de Legouz de Gerland, du sculpteur Eugène Piron et du poète Aloysius Bertrand. L’arboretum compte un cèdre du Liban, un ginkgo biloba et un séquoia géant, et des canards nagent sur le Raines. Le muséum veille enfin sur une collection d’insectes réputée à l’international, riche de plusieurs centaines de spécimens « types », des pièces uniques.
Pour aller plus loin
Le muséum est fondé en 1836, le planétarium ouvre en 2005. Le parc de 5 hectares est traversé par le Raines, un affluent du Suzon.
Pour approfondir
Le dossier officiel le plus complet sur ce lieu, avec plans, illustrations et détails.
Ouvrir le dossier ↗Ville de Dijon, VAH : Focus Chartreuse de Champmol (PDF)