Époque · Le siècle du canal et du train
Porte Guillaume
1786 - 1788
L’essentiel
Un arc de triomphe élevé à l’entrée ouest de la ville, à la place de la porte médiévale. Il s’appelait d’abord porte Condé.
L’anecdote
Sur l’arc, une femme assise accompagnée d’une chouette représente Dijon.
L’histoire en détail
Avant l’arc de triomphe, il y avait une véritable porte de rempart. Celle de l’enceinte du XIIe siècle fermait la ville à l’ouest, près de l’abbaye Saint-Bénigne, du côté du faubourg qui portait lui aussi le nom de Guillaume. Ce nom est celui de Guillaume de Volpiano, moine bénédictin originaire de Turin, devenu abbé du monastère de Dijon en 989 et à l’origine de la rotonde de Saint-Bénigne. Cette porte a connu la guerre : pendant le siège de 1513, le 11 septembre, les assaillants ouvrent une brèche dans le rempart qui la reliait à la porte d’Ouche.
Au XVIIIe siècle, Dijon, qui a perdu en 1711 son rang de place forte, embellit ses entrées. Entre 1721 et 1725, la nouvelle rue Condé, l’actuelle rue de la Liberté, relie la place Royale à cette porte de l’ouest, qui prend elle aussi le nom des Condé, gouverneurs de Bourgogne. En 1786, la vieille porte est détruite. À sa place, l’architecte Jean-Philippe Maret et l’entrepreneur Jacques Caristie élèvent un arc de triomphe, achevé en 1788 : deux imposants piliers portent un entablement, la partie haute de l’arc, orné de quatre bas-reliefs.
Ces bas-reliefs sont l’œuvre du sculpteur franc-comtois Claude-François Attiret. Côté place Darcy, un génie tend un document à Minerve et un autre présente à la Bourgogne les armes des Condé. Côté rue de la Liberté, l’allégorie de Dijon voisine avec la Muse de l’Histoire. Pour l’office de tourisme, ces scènes évoquent la bienveillance des Condé envers la province, grâce à la sagesse de leur gouvernement.
Au XIXe siècle, les remparts disparaissent autour d’elle. Dans les années 1860, le rempart qui la reliait à la tour du Rasoir est abattu pour ouvrir la rue du Docteur-Chaussier, puis la place Darcy est aménagée en 1879-1880. Vestige des fortifications et, pour la Ville, symbole de l’entrée de Dijon, la porte est classée monument historique le 27 juillet 1938. On la rejoint aujourd’hui par l’arrêt de tram Darcy.
Pour aller plus loin
Dès le XIIe siècle, la porte des remparts proche de Saint-Bénigne portait le nom de l’abbé Guillaume de Volpiano. L’arc est dû à l’architecte Jean-Philippe Maret, avec des bas-reliefs de Claude-François Attiret.
Pour approfondir
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